Vacances de Pâques chez Papy et Mamie, en compagnie de Maman (10)

Nous nous installâmes dans la voiture avec précaution, car nos fesses étaient sensibles au moindre toucher. Ma p’tite sœur avait eu un peu plus de temps pour digérer, mais pour moi c’était tout frais, donc m’asseoir ne fut pas simple. Le simili cuir de la voiture collait à la peau de nos p’tites fesses nues. Nos robes courtes n’en couvraient pas l’intégralité. Heureusement, le temps de voyage ne fut pas très long. Je pensai qu’on allait, Stéphanie et moi, arriver sans culotte, ce qui était très gênant, même si Mamie était toute seule à la ferme… alors je fis de nouveau ma bécasse.

« Mais M’man, on a pas de culotte alors qu’on va arriver chez Papy et Mamie. C’est pas très bien, non ? »

« Chloé, c’est moi décide de ce qui est bien ou pas, pas toi. Alors tu te tais, sauf si tu veux un deuxième service en arrivant chez tes grands-parents. Moi, ça ne me dérange nullement. Je n’aurai même pas la peine de te déculotter pour te servir sous les yeux de Mamie, c’est ce que tu veux? »

Je me tus aussitôt? Je savais que Maman était même capable de s’arrêter sur une aire de stationnement pour me coller ce deuxième service. Un souvenir, datant des dernières grandes vacances avec Papa et Maman, me revint. Nous faisions les imbéciles dans la voiture et nous gênions Papa dans sa conduite. Maman lui demanda gentiment de s’arrêter sur une aire pour une envie pressante. Il le fit et là, elle nous sortit toutes les deux du véhicule et nous colla à chacune une bonne dégelée cul-nu, sans se préoccuper des gens aux alentours. Voilà en quoi consistait l’envie pressante… Bizarrement, nous fûmes très calmes et sages durant tout le reste du voyage!

Nous trouvâmes en effet Mamie toute seule à la ferme. A peine les embrassades terminées qu’un dialogue s’installa entre la mère et la fille.

« Bonjour ma chérie, et à vous aussi les choupettes. Dis-moi Jacqueline, pourquoi n’es-tu pas arrivée plus tôt avec mes adorables petites filles ? »

« Bonjour, Maman. Hé bien tu n’auras qu’à leur demander une fois qu’on aura déchargé la voiture. Si elles ne te répondent pas, je le ferai pour elles. »

Mamie était très bavarde, comme nous – les chiens ne font pas des chats! La voiture déchargée et une fois à l’intérieur de la maison, elle nous interpella avec tendresse et amour:

« Eh ben, mes choupettes, que s’est-il passé pour que vous soyez un peu en retard ? Ce n’est pas comme si ici c’était l’école, où on n’a pas forcément envie d’aller… Stéphanie, tu es trop mignonne ma puce. Raconte à ta Mamie ma puce. Tu as du mal à ouvrir la bouche? Alors Chloé, toi qui me connais mieux, je t’écoute…»

J’étais très embarrassée, face à Mamie qui me regardait avec douceur. Stéphanie, mutique, semblait scotchée par l’aura de notre grand-mère. Pour moi, c’était difficile d’avouer que nous étions en retard parce que Maman nous avait soigneusement corrigées l’une et l’autre. Néanmoins, il me fallait répondre à Mamie, sous peine de désobéir. Mais je n’arrivais pas à prononcer le mot, pourtant si simple, de ‘fessée’.

« Bah….euh…euh….Mamie. Steph et moi, on a un peu fait les idiotes en perdant du temps ce matin, alors Maman nous a grondées, très fort! »

Notre grand-mère, comme Maman, n’était pas une imbécile savait percevoir les non-dits. Très loin de prendre pour argent comptant ma réponse, elle me fixa et me dit:

« Es-tu bien sûr que Maman n’a fait que vous gronder très fort? Je l’en sais capable, c’est sûr, mais j’en doute un petit peu, surtout en voyant vos mines rougir… Mon p’tit doigt me dit qu’elle a plutôt caressé vos jolies p’tites fesses, n’est-ce pas ? »

J’étais incapable de répondre, Steph encore moins. On avait les yeux brillants,  avec des larmes toutes prêtes à couler face à notre gentille grand-mère. Maman prit le relais, sans se préoccuper de notre égo:

« Tu as raison, Maman, j’ai caressé les fesses de tes p’tites filles et pas qu’un peu! D’ailleurs elles vont te montrer le résultat: comme elles n’ont pas de culottes, ça va aller vite. Allez mesdemoiselles, tournez-vous et relevez vos robes. »

On tourna la tête vers notre chère mère et, à l’unisson Stéphanie et moi, on lança un « Mais, M’man, enfin ! » le visage écarlate. La réponse ne se fit pas attendre:

« Enfin quoi ? Vous préférez peut-être que je le fasse moi-même ? Si c’est ça, aucun problème, mais dites-vous bien que ce ne sera pas gratuit. Alors on obéit à Maman, un point c’est tout ! »

La mort dans l’âme, on fît un demi-tour et on releva le bas de nos robes jusqu’à la taille, pour notre plus grande honte. Le dialogue entre mère et fille reprit:

« Ah oui, ma chérie, c’est vrai que tu les as bien soignées, d’autant que leurs p’tites fesses devaient être beaucoup plus rouges que ça à votre départ, je me trompe ? »

« Absolument pas Maman, c’est pour ça que je leur ai confisqué leurs p’tites culottes, pour que leurs popotins prennent l’air et se refroidissent plus vite! »

« Elles devaient être très embarrassées d’être comme ça dans la voiture ? »

« En effet, Maman, d’ailleurs Chloé me l’a fait savoir juste avant qu’on arrive chez vous, et sur un p’tit ton qui ne m’a pas vraiment plus. Je l’ai remise à sa place en lui proposant une seconde tournée à notre arrivée, sous tes yeux! »

« Ahhh, voilà pourquoi elle hésitait à me répondre tout à l’heure et qu’elle était aussi rouge qu’une tomate. »

« C’est ça, Maman. Bon si ça ne t’ennuie pas, on va défaire nos valises. Je leur rendrai leurs p’tites culottes avant que tout le monde ne rentre. »

Stéphanie et moi étions comme deux godiches, le cucul à l’air, car Maman ne nous avait toujours pas autorisé à lâcher l’arrière de nos robes. Craignant pour nos p’tites fesses, on ne broncha pas d’un poil, jusqu’à ce qu’elle nous libère enfin de cette position honteuse.

A suivre…

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