Vacances de Pâques chez Papy et Mamie, en compagnie de Maman (6)

La pièce était envahie par les bruits divers et variés, tels que ceux des sanglots et des p’tits cris de sœurette qu’accompagnaient des claquettes bien sonores, rythmées par la voix de Maman:

« Allez jeune fille, on s’active ! » Clac, Clac !

« Aieeee ! Waouhhhh ! Stopppp, M’mannnnnnnn ! »

“ Non mais tu plaisantes Stéphanie? J’arrête si je le décide. Tiens, tiens: deux de plus ! Ah, tu vas avoir chaud aux fesses dans la voiture pour aller chez Papy et Mamie. Peut-être même que ton p’tit popotin aura encore quelques colorations quand on arrivera. On pourra les montrer à Mamie pour qu’elle constate que la p’tite Princesse Stéphanie n’est pas aussi sage qu’elle le pense…»

Maman, toujours dans l’ironie, semblait ravie par la situation, ma sœur beaucoup moins! Clairement, elle pensait déjà à l’après-valise et à la deuxième tournée maternelle. Elle tentait par son manque d’entrain de gagner du temps, ce que notre chère mère, toujours fine mouche, devina aussitôt. Elle se hâta de ruiner les espoirs de ma frangine:

« Tu peux traîner autant que tu veux, ma p’tite cocotte, mais une fois la valise faite, c’est retour sur mes genoux. Estime-toi heureuse: tu gagnes la séance de déculottage! Je vais pouvoir attaquer de suite tes p’tites fesses nues, et te coller cette seconde fessée que tu as amplement méritée pour t’être moquée de moi. »

Il était on ne peut plus clair que pour Stéphanie, c’était foutu! Connaissant Maman, la seconde correction allait être plus dense. Elle considérait que si l’on avait pas compris avec la première, c’est qu’elle avait été trop douce! Je plaignais sincèrement ma sœur, même si je restais d’abord fixée sur ma mystérieuse punition. L’attitude maternelle me persuadait que je n’échapperais pas à une fessée pour mon arrogance et, passez-moi l’expression, ça me foutait la trouille! Certes, ma fessée serait sans doute moins sévère que celle de ma sœur, mais j’étais convaincue d’en prendre une bonne, car notre chère mère n’avait pas pour habitude de faire semblant lorsqu’elle avait sous les yeux un popotin dénudé… Elle ne supportait pas les écarts de langage de ses filles, surtout envers elle. Je le savais pour en avoir trop souvent fait les frais!

Une fois sa valise faite, les choses ne traînèrent pas pour sœurette. Elle eut beau crier de vaines suppliques et des refus, Maman la prit par le poignet et l’entraîna au pied du lit.

« Nonnnn, nonnnn, M’mannnn j’t’en supplieeee ! Passs encoreee, la fesséeee, j’veuxxxx passs, j’t’en prieeee ! »

« Oh, mais que tu veuilles ou non, ma cocotte c’est comme ça: tu vas l’avoir ta deuxième tournée. Comme la première ne t’a pas suffit, je vais donc t’en coller une seconde plus gratinée! Moi, ça ne me dérange nullement. Tu vas voir – enfin, plutôt sentir- à nouveau ce que c’est qu’une bonne fessée de Maman. Allez hop! En avant ! »

Braillant toujours, ma sœur plongea d’un coup sur le giron maternel. Le bras droit s’éleva et c’était parti! Maman n’avait pas menti: ses claquées méthodiques au centre des fesses étaient plus appuyées, plus vives que lors de la première. Ma frangine hurlait à tout va: cela devait lui faire un mal de chien! Son popotin reprit très vite une couleur carmin, ce qui n’entama en rien la détermination maternelle de flanquer une volée mémorable à ma p’tite sœur, qui était à l’agonie! Sans faire de pause, Maman s’occupa ensuite de chaque hémisphère, l’un après l’autre. Ma sœur gigotait comme un vermisseau, ce qui offrait à notre chère mère des angles de visée parfaits ! Sa mappemonde était écarlate, comme un homard sortant d’un court bouillon. Maman semblait infatigable, elle transformait les fesses de sa benjamine en brasero incandescent!

Tout à coup, sa main glissa vers le gras des cuisses qui se trouve juste à la jonction avec les fesses. Les claquées à cet endroit, plus sensible encore que les fesses, firent partir les cris de sœurette dans les aigus. Elle s’égosillait! Enfin, elle s’affala sur les cuisses maternelles, trop épuisée pour lutter ou s’agiter. C’est le moment que guettait Maman pour mettre un terme à cette rouste phénoménale. Elle ramena sa main au centre des fesses pour un final rapide d’une douzaine de claques très sèches. Sous ce déluge, ma sœur se raidit et trouva encore la force de hurler une dernière fois sa détresse. Enfin Maman relâcha son étreinte et Stéphanie glissa de ses genoux jusqu’au sol, où elle se recroquevilla en chien de fusil. Elle avait été plus que bien servie!

Ma chère mère la laissa pleurer tout son soûl. Quand elle eut fini, elle la releva et la serra dans ses bras: elle était pardonnée. Mais bon sang, quelle dérouillée, j’en avais mal pour elle! J’y avais assisté intégralement cette fois-ci, et j’en étais toute chamboulée, surtout que dans mon esprit la question tournait et se répétait: ‘et moi ?’. Maman m’avait bien annoncé une punition et, compte tenu des circonstances, je n’imaginais pas autre chose qu’une bonne fessée, d’un genre moins dense que celle de ma sœur, mais tout de même bien douloureuse! Néanmoins, je n’allais me hasarder à la réclamer. Au contraire, lorsque Stéphanie fut remise de ses émotions et rhabillée avec une robe – mais sans culotte, pour que ses fesses refroidissent… – je lançai non sans malice une invitation:

« Eh bien voilà, M’man, tout est prêt: on peut descendre nos valises et partir chez Papy et Mamie ? »

Malheureusement, Maman n’était jamais dupe de ma roublardise. Elle n’oubliait rien, et surtout pas ses promesses. Elle me répondit avec son ironie habituelle:

« Bien sûr ma chérie, on va faire comme tu dis… mais avant cela, tu ne crois pas que nous avons un p’tit compte à régler toutes les deux ? »

Là j’étais dans la mouise, pour ne pas dire autre chose… Comme je le redoutais, elle n’avait pas changé d’avis sur ma punition, n’ayant aucune intention de laisser passer mon impertinence. Je me sentais mal partie ! Alors, en désespoir de cause, je fis une dernière tentative pour ne pas finir au travers de ses genoux…

A suivre…

Laisser un commentaire

Le journal de L & M |
Un mâle... des mots |
Desirlove |
Unblog.fr | Annuaire | Signaler un abus | Peter Capek
| Gregescortme
| La Maid d'Eva