Première année de collège pour Stéphanie (4)

Sœurette n’était pas au mieux, son pyjama aux chevilles, soumise à la bonne volonté maternelle qui déciderait quand lui coller sa fessée! Papa avait réagi parce que Steph avait contrarié notre chère mère, mais le plus dur restait à venir et mon adorable p’tite sœur le savait… et je ne pouvais rien y changer!

Papa revint une fois douché, en civil et visiblement en mode mécontent! Il s’approcha de Stéphanie et lui refila deux autres claques, énormes, qui la firent hurler. Il ajouta d’un ton sévère:

« Ça ma puce, c’est le bonus de Papa avant que Maman ne s’occupe copieusement de tes fesses! J’en ai plus qu’assez que mes deux filles continuent à contrarier leur mère, c’est compris ? »

Steph, entre deux gros sanglots, laissa échapper un p’tit « Ouiiiii, ouiiii, P’paaa ». Puis, celui-ci se tourna vers moi, ma fixa avec un regard noir que je connaissais parfaitement, malgré ses yeux bleus. Il ne prononça pas un seul mot. J’étais figée! Tremblant de la tête aux pieds, je lui répondis avec une émotion palpable:

« Vouiiiiiii, vouiiiiii, Papa, on va faire des efforts, Steph et moi, j’te le promets! »

« Vous avez intérêt, parce que la prochaine fois, c’est moi qui m’occupe de vos fesses »

Et cette prochaine fois fût pour moi, 4 jours plus tard, mais c’est une autre histoire qui ne me fît pas sourire du tout, et qui me fit même beaucoup pleurer! Toujours est-il que ma chère petite sœur était encore au coin, le cul à l’air et portant les traces de la main de son Papounet qui la surveillait. Pendant ce temps, Maman et moi mettions le couvert dans la salle à manger. Nous faisions donc des aller/retour entre les deux pièces, et je remarquais que Steph ne bougeait pas d’un pouce, ne voulant surtout pas récolter une nouvelle claque paternelle sur sa lune dénudée, si vulnérable! Papa installa 3 verres sur la table de cuisine, plus les bouteilles: whisky, sangria et jus d’orange pour moi. Lorsque nous eûmes terminé de dresser la table, il nous invita à prendre un apéritif en sa compagnie, ajoutant en me regardant dans les yeux:

« Ta sotte de petite sœur ne mérite pas cette faveur, car elle a chagriné Maman et j’en suis contrarié. Tout ce qu’elle mérite, c’est la bonne fessée qu’elle va recevoir. Et qu’elle s’estime encore chanceuse, car ce n’est pas l’envie qui me manque de la lui coller moi-même! Mais je fais confiance à votre mère, tu comprends ma grande ? »

J’étais sidérée par ce p’tit monologue paternel, clair, net et précis, mais aussi empli d’admiration et d’amour envers son épouse, qui avait le visage aussi rouge qu’une tomate! J’ouvris la bouche une première fois, puis une seconde. Je ne savais quoi répondre… Et tout d’un coup, l’inspiration me vînt. Je voulais défendre ma sœurette, même si elle méritait une fessée pour sa colle:

« Euhhhh….vouiiiii….. vouiiiii…… Papa, j’comprends! Mais tu sais, Steph a été provoquée par Chantal… »

J’avais sorti cette réponse d’une traite, sur un ton plutôt fort qui pouvait me valoir des représailles parentales, mais bizarrement, je venais de les scotcher! Mes parents me regardaient et se regardaient avec des yeux écarquillés, comme si je venais d’une autre planète! En fait, à l’intérieur, je tremblais de trouille… Papa reprit la parole:

« Eh bien, ma chérie, quelle volonté de défendre ta petite sœur! Bravo ma grande! Mais tu es d’accord qu’elle a fait une erreur, qui mérite une sanction, comme toutes ces personnes, adultes ou plus jeunes, qui défilent à la brigade ou dans les gendarmeries du secteur? »

« Vouiiiiii…. Vouiiiii…. Papa, j’suis d’accord! Mais j’l’aime trop fort ma sœurette, et ça m’ennuie pour elle! »

Là, c’est Maman qui coupa la parole à Papa alors qu’il allait me répondre:

« Ma chérie c’est très honorable de ta part de vouloir défendre ta p’tite sœur et de compatir à son sort, mais si je me souviens bien, elle n’a jamais ce genre d’attitude compatissante envers toi, lorsque tu ramènes des colles… »

« Vouiiiiii…..Vouiiiii….M’man, c’est vrai, je sais, mais elle toute petite et encore fragile, M’mannnnn! »

J’avoue qu’entre ma sœur et moi, la différence de gabarit était, et est restée flagrante, comme pour Papa et Maman: deux athlètes face à des p’tites choses! Bien sûr, je n’en ais jamais profité pour me révolter contre Maman lorsqu’elle voulait me donner une fessée que j’avais méritée. Respect oblige! Mais là, j’avais comme un désir de sauvegarde envers ma frangine, qui bien sûr dans son coin avait tout entendu.

Je voyais sœurette trembler de la tête aux pieds, alors que nous prenions l’apéritif dont elle était privée, et ça me peinait vraiment!

A suivre……….

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