Une addition salée pour Gaëlle (1)

Depuis quelques temps, je me posais des questions sur le comportement de Gaëlle, ma petite dernière. C’est une gamine joyeuse, pleine de vie, mais qui ne m’a pas vraiment habituée à un comportement de petite fille modèle. Hors depuis plusieurs semaines, elle faisait preuve à mon égard de beaucoup de prévenance, pouvant même aller parfois jusqu’à l’obséquiosité. Comme j’avais été amené à devoir sévir avec ses deux sœurs récemment, je me suis dit qu’elle avait été impressionnée par les punitions de Nolwen et Manon, et qu’elle faisait des efforts pour ne pas être la suivante sur la liste. En particulier, la fessée de Manon à la boulangerie avait dû la marquer, pensais-je,  car ma benjamine, pudique, ne déteste rien tant que d’être déculottée devant quelqu’un, même un membre de la famille. Alors devant une boulangère et ses clientes! La petite maligne avait sûrement imaginé qu’en étant très gentille avec Maman, elle s’assurait de ne jamais connaître le même sort que sa sœur cadette. Il est vrai que je me laisse souvent charmer par son sourire enjôleur de gamine. Mais tout de même, au bout de quelque temps, mon sixième de sens de Maman s’est mis en éveil et j’ai commencé à soupçonner que, derrière tant de sagesse apparente, il devait se passer quelque chose. Mais quoi ? Aucun objet n’avait disparu dans la maison, donc a priori pas de bêtise dissimulée. Du côté des notes à l’école, tout allait très bien. Vive d’esprit, ma choupinette traverse son CM2 sans aucun problème. Par ailleurs, je n’avais vu passer ni punition ni mot dans le carnet depuis bien longtemps, ce qui, à la réflexion, me paraissait d’ailleurs bien inhabituel, pour ne pas dire bizarre. Je lui demandais régulièrement :

« Comment ça va à l’école, ma chérie. Tu es sage ? La maîtresse est contente de toi ? »

Et la mouflette me répondait invariablement, en me regardant droit dans les yeux :

« Oui, Maman, tout se passe très bien ».

Lundi dernier, Gaëlle, qui n’est pourtant pas du matin, se lève sans problème, me fait des grands sourires pendant tout le petit-déjeuner, et part sans discuter à l’heure dite, dans sa petite robe et son collant de laine. Décidément, je n’étais pas tranquille. J’étais sûre qu’il y avait anguille sous roche. Comme je ne travaillais pas, j’ai décidé d’aller attendre ma choupinette à la sortie. Si je me trompais, ce serait une bonne surprise pour elle. Sinon, ce serait l’occasion de m’entretenir avec la maîtresse, avant de régler mes comptes à la maison. La journée a passé rapidement, occupée par les tâches ménagères et l’écriture de mes souvenirs de petite fille pour ce blog. A 16h, je suis devant le portail de l’école. De par mon travail au club de sport, je suis relativement connue dans ma bourgade. Aussi plusieurs Mamans se dirigent vers moi pour me saluer et échanger quelques mots, dans le brouhaha des sorties de classe. Aidée par ma grande taille, je repère celle de ma fille, qui suit son institutrice. Elle-même ne tarde pas à me voir et son visage devient aussitôt pâle comme un linge. De toute évidence, cela ne lui fait pas plaisir du tout que je sois là. C’est même de son point de vue une très mauvaise surprise. Elle s’échappe des rangs et court vers moi.

« Maman, mais qu’est-ce que tu fais là ? Viens, on rentre, j’ai quelque chose à te dire à la maison. »

Elle me prend par la main et tire de toutes ses forces pour me faire partir. Mais je ne suis pas née de la dernière pluie. Je sais très bien, que lorsqu’un gamin est pressé de rentrer à ce point, c’est qu’il n’a pas la conscience tranquille. Ma sœur Stéphanie et moi avons plusieurs fois essayé de jouer ce coup-là à notre Maman, sans jamais réussir naturellement. Alors je reste fermement immobile.

« Attends un peu, ma chérie, je crois que Mme Lévèque veut me parler… »

En effet, sa maîtresse d’école se dirige vers moi à petits pas rapides, avec un air sérieux et décidé. Elle me serre rapidement la main.

« Bonjour Mme Demaitre.

- Bonjour Mme Lévèque, comment allez-vous ?

- Bien merci, même si je préférerais avoir des choses plus agréables à vous dire… mais malheureusement, Gaëlle a de nouveau perturbé la cantine avec ses pitreries. Les dames de service m’ont avertie et j’ai dû la punir. »

Je fronce les sourcils tandis que ma fille semble soudain très intéressée par ses chaussures. Un mot particulièrement m’a écorché l’oreille.

« Que voulez-vous dire par ‘de nouveau’ ? Ça s’était déjà produit récemment ?

- Plusieurs fois, sans oublier les bavardages en classe, et les fois où elle préfère faire la fofolle plutôt que d’écouter la leçon. Elle a reçu des lignes à copier, des exercices supplémentaires à faire, et a même été privée de récréation à deux reprises. Mais on ne peut pas dire que les choses se soient améliorées, n’est-ce pas Gaëlle ? »

Ma gamine est bien trop inquiète de ma réaction pour répondre à sa maîtresse. Quant à moi, je digère le choc. Je m’attendais bien à quelque chose de cet ordre, mais certainement pas dans de telles proportions ! La moutarde me monte sérieusement au nez et il me faut faire un effort pour contrôler le son de ma voix.

« Vraiment ? Je dois vous sembler totalement idiote, Mme Lévèque, mais je n’en avais pas la moindre idée. A en croire Gaëlle, tout se passait à merveille. De combien de punitions parlons-nous exactement ?

- Je vous en prie, je suis tout aussi abasourdie que vous. Gaëlle m’a assuré, de façon très convaincante, qu’elle vous avait montré les punitions en question et que vous l’aviez grondée. Je crois que nous nous sommes faites toutes les deux rouler dans la farine. C’est de ma faute, j’aurais dû demander votre signature dès la première, mais je ne voulais ni dramatiser ni vous embêter. Je sais que vous êtes très occupée. Mais je dois vous dire que nous en sommes à cinq punitions depuis la rentrée de Janvier, et qu’il y en a eu au moins autant dans les semaines qui ont précédé les vacances. »

 Cette fois, la coupe est pleine. Je prends une longue inspiration, à l’issue de laquelle je vois clairement ce qu’il me reste à faire. Je serre un peu plus fort la main de ma fille et déclare à son institutrice, très posément.

« Il est clair que Gaëlle nous a entourloupées, vous comme moi. Mais c’est fini ! Je vais faire ce qu’il faut pour que ça ne se renouvelle pas, et tout de suite ! »

- Oh non, Maman ! Pas ici ! A la maison, s’il-te-plaîîîît… »

La coquine gémit en me faisant sa petite mine désolée et suppliante, mais il n’y a aucune chance pour que ça marche. Le seul résultat, c’est qu’elle attire un peu plus l’attention des enfants et des mamans, qui nous regardent et se rapprochent de nous.

« Oh que si, ma puce ! Tu as pris ta maîtresse pour une imbécile. Eh bien, maintenant, elle va pouvoir regarder comment je récompense les petites filles dissipées et menteuses. »

J’ai joint le geste à la parole et, de mon bras gauche, j’ai saisis ma fille par la taille. Elle est encore petite pour son âge et, pour une personne de ma stature, il est facile de la soulever du sol, comme un paquet de linge sale. Cette fois, toute l’attention se concentre sur nous et il se forme un cercle autour de la maitresse, Gaëlle et moi. Ma choupinette se débat autant qu’elle peut, mais je la tiens bien et relève d’un coup sec le bas de sa robe. « Non ! Non ! » supplie-t-elle. Sans hésiter, je glisse mes doigts et baisse en une seule fois son collant et sa culotte, jusqu’aux genoux. Elle commence à crier avant la première claque, honteuse d’être cul nu devant tout le monde. Mais je ne me laisse pas apitoyer et,  de toute l’amplitude de mon bras, je sers une copieuse dégelée à ses petites fesses toutes rondes. Je claque fort et vite. Je couvre toute la surface du popotin, ne cessant de la surprendre. A gauche : paf ! A droite : vlan ! vlan ! Au milieu : clac ! clac ! clac ! clac ! clac ! Ses cris changent de tessiture, traduisant la douleur qui monte. Elle gigote comme un asticot, ce qui ne fait que descendre encore un peu plus le collant et la culotte le long de ses mollets, et offrir aux enfants et aux mamans une danse des fesses endiablée, une vraie lambada ! Elle pleure mais je suis bien décidée à aller jusqu’au bout, à lui flanquer une fessée dont elle se souviendra très longtemps, qui la dissuadera de jouer à la plus maligne avec sa maîtresse et de perturber la classe. Je continue jusqu’à ce que sa petite lune soit rouge vif et, après une dernière claque, bien appuyée, au beau milieu de son derrière, je la repose enfin sur le sol.

Gaëlle a aussitôt plaqué ses mains sur son popotin pour le frotter. Elle sautille d’un pied sur l’autre, preuve que j’y suis allée de bon cœur. Je me tourne vers Mme Lévèque, qui la regarde faire avec un petit sourire satisfait.

« Je pense que cette demoiselle va réfléchir à deux fois avant de perturber à nouveau la classe. Toutefois, si cela se produit, n’hésitez pas à me faire signer la punition. Je vous promets de mon côté que ses fesses seront alors aussi rouges que maintenant ! »

En m’entendant parler, Gaëlle a soudain réalisé le monde qui la regardait faire son cinéma. Elle s’est précipitée pour remonter sa culotte et son collant, à tel point qu’elle les a remis de travers. Sa frimousse est devenue aussi cramoisie que ses fesses.

« Soyez sans crainte. Je veillerai à l’avenir à ce que toute punition me revienne signée de votre main. Et permettez-moi de vous féliciter et de vous remercier. Grâce à vous, je crois que ma classe sera beaucoup plus calme dans les jours qui viennent. »

Alors que nous nous séparons, plusieurs Mamans me congratulent :

« J’aurais fait la même chose à ta place, Chloé.

- Bravo, Mme Demaitre, c’est un excellent exemple pour nos enfants…»

Je reprends ma fille par la main, qui garde ses yeux fixés vers le trottoir, tout en continuant de l’autre main à frotter ses p’tites fesses en feu. Nous prenons le chemin du retour.

Je n’ai pas fini de régler mes comptes….

4 Réponses à “Une addition salée pour Gaëlle (1)”

  1. Jean Philippe dit :

    Bonsoir Chloé,

    Félicitations! Votre intuition s’est révélée exacte. Gaëlle vous cachait bien de grosses bêtises. Vous voyant devant l’école, elle a tenté en dernier ressort de vous éloigner de sa maitresse pour gagner du temps et surtout essayer de vous raconter des sornettes comme vous et moi le faisions à son âge.
    Mais Mme LEVEQUE vous a tout révélé et vous êtes tombée des nues.
    Votre décision de punir Gaëlle sur le champ était inéluctable.
    Être fessée devant sa maitresse , ses camarades et tous les parents lui laissera un souvenir difficile à occulter.
    En tout cas, les semaines à venir seront plus paisibles pour sa maitresse.
    Gaëlle va se tenir à carreau.
    Je connais déjà la suite de votre récit. Gaëlle a du recevoir une seconde fessée en rentrant devant ses 2 sœurs ainées.
    Amitiés
    Jean Philippe

    • Chloé dit :

      Bonsoir Jean-Philippe,

      Voilà un commentaire, comme je les aime et vous en remercie! Vous faites parfaitement ressortir le ressenti de Gaëlle, au moment où elle m’aperçoit et qui se trouvant au pied du mur, tente de me faire déguerpir au plus vite, afin de m’embobiner encore une fois! Comme sa Maman ou sa Tante l’avaient fait auparavant, au même âge! Sauf que Maman Chloé n’est pas dupe et l’attitude empressée de sa fille, confirme ses soupçons!
      Passant pour une idiote auprès de la maîtresse, elle-même, bernée par le gamine! Je ne peux qu’appliquer la sanction sur le champ, pour atténuer ma confusion face à Mme Lévèque! Quant au souvenir de cette fessée publique, pour Gaëlle, je pense en effet qu’elle le gardera un bon moment! D’autant que je me réservais la possibilité d’une surprise pour ma mouflette, concernant ses mensonges à répétition!
      Mais ça vous le saurez peut-être, au prochain numéro!!!
      Et encore merci, pour cet excellent commentaire, me faisant vraiment plaisir et pas seulement à moi, j’imagine!
      Amitiés
      Chloé

  2. Chris B dit :

    Bonjour Chloé,
    Signer son carnet, mots, punition, mentir aux parents… a toujours eu pour conséquence de bonnes fessées. Je sais cela par expérience.
    Votre fille fut fessée à la hauteur de ces bêtises.
    Amicalement
    Chris

    • Chloé dit :

      Bonjour Christophe,
      Merci pour ce commentaire, un peu court, mais juste!
      En effet, ma fille venait de recevoir ce qu’elle méritait pour avoir trompé sa Maîtresse et devant un parterre varié (Mamans/enfants), alors pour elle très pudique, c’était presque une double peine sur l’instant! Sauf que je n’en avais pas fini pour autant avec elle!
      Amicalement
      Chloé

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