La mère de Sylvia – par Simon Smith (8)

Les deux gamines quittèrent de mauvaise grâce la protection de leurs draps et se tinrent debout, chacune à côté de son lit, Yvonne en pyjama, Sylvia dans une chemise de nuit qui lui descendait aux genoux. Les ravissantes lèvres d’Yvonne se mirent à trembler. Ses grands yeux débordaient de larmes.

« Tante Elisabeth, s’il-te-plaît, ne me punis pas. C’est pas ma faute. Sylvia m’a dit de le faire. C’était son idée.

- Je m’en doute, Yvonne.»

A ces mots, je la vis baisser les yeux et prendre un air narquois. “Quelle petite actrice” pensais-je. Seulement, Mme Hews n’avait pas fini sa phrase:

« … et c’est bien pour cela que Sylvia va recevoir une fessée plus longue et plus forte. Mais ne vas surtout pas croire que tu vas y échapper, Yvonne ! »

La demoiselle protesta avec véhémence, laissant tomber sa comédie de petite fille désolée. Elle changea de tactique de défense.

« Mais Tante Élisabeth, Maman ne me fesse jamais.

- Ne me raconte pas d’histoire, Yvonne. Je sais que tu reçois des fessées depuis que tu es en âge de marcher, que ta maman a déjà corrigé Sylvia lorsqu’elle est restée chez vous. N’oublie pas que ton père et moi sommes frère et sœur, alors n’essaie pas de m’embobiner. »

De nouveau, Yvonne changea de stratégie et revint à une expression tout à la fois séduisante et repentante.

« S’il-te-plaît, Tatie, je te jure que je serai sage…

- Oh, bon sang de bonsoir, ma petite ! »

Mme Hews l’interrompit, s’avança brusquement, lui attrapa le bras et la fit pivoter. « Nooon ! » hurla Yvonne, se cambrant pour maintenir son postérieur hors de portée de la claque attendue. Mais Mme Hews ne tenta pas de calotter immédiatement cette lune. Au lieu de cela, elle crocheta les pieds de la fillette tout en s’asseyant sur son lit. Elle la fit tomber avec élégance sur ses genoux. Yvonne poussa un « Ooh » et perdit le souffle. A peine l’eut elle repris qu’elle se remit à brailler :

« Non ! Non ! Non!»

Elle faisait sans aucun doute beaucoup plus de bruit que sa cousine. Je pensais qu’il était fort heureux que la maison des Hews fût séparée des autres par des champs, ou les voisins auraient eu l’impression qu’un meurtre était en train de se produire. En plus de cela, Yvonne battait des pieds, se démenait sauvagement, essayant désespérément d’éviter la fessée, pourtant certaine. Mme Hews, parfaitement habituée à contrôler sa propre fille, plus robuste, n’eut aucune mal à vaincre Yvonne, si svelte. Elle captura les minces poignets de l’enfant dans sa main gauche, et appuya au milieu de son dos, pour l’immobiliser. Elle passa ensuite sa main droite sous le ventre de la fillette pour dénouer le cordon de son pantalon de pyjama.

« Oh, ne me baisse pas le pyj, tante Elisabeth ! Pas cul nu, s’te plaîîîît ! »

Mais, impitoyable, la main de Mme Hews avait défait le nœud et saisissait maintenant le vêtement.

« Nooon ! Dis à ce garçon de s’en aller!»

Yvonne s’époumona, sa voix montant dans l’aigu et en volume. Elle fut ignorée. Sa tante lui baissa le pyjama le long de ses jambes, pour le laisser pendouiller au niveau des genoux.

Les fesses d’Yvonne, petites, toutes rondes, différaient de celles de Sylvia, plus ovales et plus charnues. Mais Mme Hews n’hésita pas une seconde à claquer les petites pommes maigrelettes de sa nièce. Elle leva la main et délivra une gifle puissante, en plein milieu de son joufflu. Une empreinte rouge apparut sur les deux joues du bas à la fois.

« Aouh !» beugla Yvonne qui laissa aussitôt échapper un torrent de larmes.

« Tu pleures comme un bébé Yvonne, mais ça ne marchera pas avec moi. Je vais te donner une bonne fessée et tu peux pleurer aussi fort que tu veux. Ça ne fera aucune différence. Je sais que tu en as déjà reçues plein à la maison. »

Mme Hews fut en effet sans pitié, et respecta sa promesse en laissant sa main battre comme un tambour le petit derrière d’Yvonne. Et la gamine pleura aussi fort qu’elle put, hurla, brailla, battant des pieds et gigotant de toutes ses forces. Bientôt, une ruade plus violente expédia son pantalon de pyjama à travers la chambre. Comme elle continuait à s’agiter comme un gardon, sa tante fit passer sa jambe droite par-dessus, et vint se coller juste sous les genoux de la fillette, de façon à coincer ses cuisses entre les deux siennes. A présent, la pauvre enfant ne pouvait plus que se tortiller, en vain, tandis que Mme Hews administrait une fessée dans les règles à ce menu popotin. Rien, par contre, ne pouvait réduire la puissance des poumons de la gamine. De ce fait, elle continua de pousser des cris stridents, usant de toute la capacité de sa voix, à mesure que ses fines rondeurs étaient rudement corrigées et se teignaient de rouge.

Finalement, Mme Hews lui libéra les jambes et la relâcha. Yvonne roula des genoux de sa tante sur le sol où elle s’agenouilla, la tête vers le bas et le derrière écarlate pointé vers le plafond. Ses mains étreignaient la partie martyrisée. Elle beuglait toujours à vous écorcher les oreilles.

« Bon sang, Yvonne, ou tu arrêtes ce vacarme infernal ou je te donne tout de suite une deuxième fessée. Lève-toi et va te mettre face à la fenêtre avec tes mains sur la tête – allez ! »

Instantanément, les gémissements de la fillette baissèrent d’intensité et devinrent supportables. Alors qu’elle obéissait et prenait la position à l’endroit indiqué, la mère de Sylvia se dirigea vers sa fille.

A suivre…

6 Réponses à “La mère de Sylvia – par Simon Smith (8)”

  1. Emmanuel dit :

    Magnifique récit quelle belle fessée amplement méritée, Yvonne est une grande comédienne mais Mme Hews ne s’en laisse pas compter, la suite risque d’être beaucoup plus sévère pour sa fille mais je pense que Yvonne mériterait bien une deuxième fessée plus sévère car franchement elle exagère… Amitiés Emmanuel

  2. Chloé dit :

    Bonjour Pierre,

    Magnifique suite avec à la clé, une magistrale fessée tout à fait méritée pour Yvonne et je suis plutôt avec Emmanuel, sur le fait qu’elle en mériterais une seconde! D’une part pour son manque d’honnêteté envers sa cousine, rejetant l’entière responsabilité de la bêtise sur celle-ci pour éviter la punition, alors qu’elle n’a pas refusé d’y prendre part! Et d’autre, voyant que cela ne marche pas, n’hésite pas à servir à sa Tante un mensonge éhonté, pour obtenir sa clémence! Stratégie balayée sans difficultés, par Mme Hews, parfaitement au courant des us et coutumes en la matière chez ses collatéraux!
    Et ce sens, je trouve dommage et quelque peu injuste que Mme Hews annonce une fessée plus sévère, pour Sylvia même si l’idée vient d’elle!
    Amitiés
    Chloé

    • Pierre dit :

      Bonjour Chloé, Emmanuel,
      Je ne peux qu’être d’accord avec vous deux: Yvonne se conduit comme une gamine insupportable et fourbe. Cela dit, Mme Hews l’a bien soignée et ce sont des p’tites fesses bien rouges qui sont en train de refroidir au coin. Quant au fait que Sylvia se voir promettre une dégelée plus sévère, cela tient d’une part à ce qu’elle est la fille et non la nièce. Du coup, Mme Hews considère comme une offense personnelle le fait que son enfant, dont elle a la charge éducative, se conduise de cette manière envers un invité et elle a bien l’intention de le faire payer à son joufflu. D’autre part, le popotin de Sylvia offre un espace sensiblement plus grand à corriger, ce qui appelle une dose plus forte…
      Amitiés.
      Pierre.

  3. Emmanuel dit :

    Bonsoir Pierre bonsoir Chloé, certes Sylvia est la fille de Mme hews et mérite une sévère fessée mais au moins elle n’elude pas sa responsabilité et elle n’essaie pas de tromper sa mère donc je maintiens que Yvonne mériterait bien une deuxième fessée et plus sévère celle ci. Amitiés Emmanuel

  4. Anne-Sophie dit :

    Bonjour à tous,
    Pierre, merci pour ce récit éclatant.
    Yvonne, petite fille manipulatrice mêlant la séduction, la rébellion, le mensonge et la délation, échoue lamentablement dans sa comédie de gamine infecte, incapable d’assumer sa bêtise !
    Voilà une bonne fessée déculottée, amplement méritée !
    Mais face au mensonge, et au fait d’accabler sa cousine, elle aurait surtout mérité une bonne correction au martinet.
    Son cinéma de hurler et faire un boucan épouvantable, est inadmissible et Mme Hews a bien fait de mal menacer d’une seconde fessée, ce qui étrangement, a le pouvoir magique de mettre un bémol dans la pièce !
    Au final, Mme Hews a été bien gentille de s’en tenir qu’aux menaces, car je l’aurais bien calmé par 2 coup de martinet à l’arrière des cuisses, la gamine ! Et c’est tout ce qu’elle aurait mérité !
    Même si Sylvia est l’instigatrice de cette bêtise, je trouve qu’entre les 2, c’est sa cousine Yvonne qui aurait mérité la + sévère fessée, et non le contraire.
    Anne-Sophie

  5. Emmanuel dit :

    Bonjour Anne Sophie je constate qu’une fois de plus nous sommes sur la même longueur d’ondes… Totalement d’accord avec toi. Amitiés Emmanuel

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