Courses au supermarché

Cette histoire s’est passée il y a quelques années, lorsque ma fille avait 7 ans et juste après les fêtes de fin d’année…. Je pense qu’elle doit encore s’en rappeler car c’est l’une des deux seules « vraies » fessées qu’elle ait jamais reçue, étant habituellement très sage. Nous avons toujours été des parents aimants et attentionnés mais fermes quand il le faut avec nos 3 enfants.

Nous étions partis comme tous les samedis matins faire nos courses au supermarché: mon épouse, moi-même et, pour une fois, notre fille Maeva qui avait souhaité venir avec nous. Tout se passait bien, nous circulions dans les travées du magasin tous les trois avec le caddy lorsque nous arrivâmes au rayon des jouets où il y avait beaucoup de soldes : des invendus des fêtes de Noël.

Notre fille avait été très gâtée cette année pour Noël, ayant eu lors de la précédente année scolaire de très bons résultats. La suivante avait elle aussi très bien commencé. Elle avait donc eu beaucoup de cadeaux, dont certains assez onéreux. Elle s’arrêta devant le rayon de cette célèbre poupée (très connue cette célèbre poupée blonde aux cheveux longs…) et ne quitta plus des yeux l’une d’entre elles. Elle la prit dans le rayon et, chose inhabituelle de sa part, la posa directement dans notre chariot, sans nous demander notre avis! Sa mère, n’appréciant pas vraiment la façon de faire, fronça aussitôt les sourcils et se tourna vers elle, lui disant :

« Dis donc, tu ne trouves pas que tu as été assez gâtée comme ça par le Père Noël ? Tu vas me reprendre tout de suite cette poupée et la reposer là où tu l’as prise! »

Ma femme avait commencé la discussion. Je ne voulais surtout pas la contredire (erreur très fréquente de beaucoup de parents actuels…). Je préférais donc la laisser continuer sans m’en mêler. Ma fille, d’habitude très sage et bien élevée, fit ce jour là son premier « caprice de gamine ». Au lieu de demander poliment si elle pouvait avoir cette poupée, elle ne voulut rien entendre et répondit à sa mère de manière insolente :

« Nan je la veux! Tu veux jamais, t’es pas gentille! Papa, dis-lui toi que je la veux! « 

Bien entendu, je répondis par la négative :

« Écoute ma fille, si ta mère dis non, c’est non, un point c’est tout, fin de la discussion! »

Ma fille, sans doute mal « lunée » ce matin là, se mit dans une colère noire, criant sur sa mère! Celle-ci l’attrapa aussitôt par la manche de son manteau et lui dit :

« Maintenant ça suffit! Tu arrêtes immédiatement de te donner en spectacle ou, crois moi, je vais te donner de quoi te calmer quand nous serons rentrés à la maison »

Maeva ne l’entendit pas de cette oreille et cria encore plus fort, en se roulant par terre de colère. Dans ses mouvements désordonnés, elle heurta une pile de boîtes de conserve qui tombèrent avec un grand fracas sur le carrelage du magasin….. Là, mon épouse vit rouge, la gifla,  l’attrapa et commença à la déculotter pour lui donner une fessée. J’intervins alors et dis à mon épouse :

« Non Carine, calme-toi un peu! La colère n’est jamais bonne conseillère: pas ici, pas en public. Je suis entièrement d’accord avec toi: elle a bien méritée une bonne fessée, mais donne-lui à la maison s’il te plaît, pas ici devant tout le monde! »

Mon épouse me regarda, toujours très énervée, mais elle arrêta le « déshabillage » et partit directement hors du magasin, en tenant notre fille par la main. Notre gamine pleurait à cause de la claque. Je me confondis en excuses auprès du personnel du magasin qui, attiré par le bruit, était venu ramasser les dégâts de notre gamine effrontée… Je me rendis ensuite aux caisses du magasin, payai mes courses et rejoignis ma femme et ma fille qui étaient sur le parking, à côté de la voiture. Ma fille semblait butée mais gardait la tête baissée en pleurnichant.

Arrivée à la maison, ma femme descendit tout de suite de la voiture, ouvrit la porte arrière et prit aussitôt notre fille sous son bras comme un « paquet de linge sale ». Elle rentra dans la maison, me laissant décharger les courses. Notre gamine pleurnicha encore plus fort, sachant fort bien ce qui l’attendait…

Je rentrai à mon tour et posai les sacs de courses sur la table de la cuisine, puis je rejoignis mon épouse qui était déjà assise sur le canapé du salon. Elle était en train de baisser le leggins de notre fille jusqu’à ses chevilles. Sa petite culotte suivit exactement le même chemin, jusqu’aux genoux cette fois.  Elle finit par l’allonger sur ses cuisses, la maintenant fermement avec son bras gauche sur le dos.

« Bien! Tu t’es comportée comme jamais je ne t’avais vue faire auparavant et il est de mon devoir de maman de te punir afin que tu ne te comportes plus jamais comme cela. »

Larmoyante, Maeva implora :

« Non maman! Pas la fessée déculottée!  Je t’en prie, ça fait trop mal, je m’excuse, je le ferai plus!! »

Ma femme répondit :

« Ah ça, j’y compte bien que tu ne le feras plus, et crois moi, la bonne fessée que je vais te donner maintenant va t’y aider! »

Sans plus attendre, la main droite de mon épouse se leva à la verticale et vint s’abattre sur les petites fesses de notre fille, qui aussitôt se cabra et cria sous l’effet de la douleur. Les claques suivantes tombèrent rapidement: un coup sur une fesse, un coup sur l’autre, ou les deux à la fois. Maeva criait et s’agitait en tous sens :

« Aille yaille yaille yaille!!! Arrête maman j’ai trop mal… »

Elle versait des torrents de larmes mais rien n’y fit. Ma femme, très en colère, continua un long moment cette très sévère fessée déculottée. Les fesses de Maeva devinrent rouge vif et notre fille, épuisée de s’égosiller et de s’agiter sous la fessée, s’affala sur les cuisses de sa fesseuse en sanglotant. Je mis ma main sur l’épaule de mon épouse et lui fis un signe. Elle arrêta aussitôt la fessée. Elle la laissa pleurer un long moment puis la redressa et la mit au coin, face contre le mur, pendant quelques minutes. Passé ce temps, elle revint la voir et releva sa tête de son index sous son menton pour que notre fille la regarde en face:

« J’espère que tu as bien compris la leçon et que plus jamais tu ne te comporteras comme une petite gamine capricieuse. Ça ne me fait vraiment pas plaisir de te donner une sévère fessée comme celle que tu viens de recevoir, mais là, franchement, tu la méritais! »

Je renchéris:

« Oui je suis entièrement d’accord. Cette sévère fessée, tu l’avais bien méritée et j’espère moi aussi qu’elle te servira de leçon. Ta mère a fait exactement ce qu’il fallait. Tu n’as pas à te comporter comme cela ni à exiger quoi que ce soit. »

Maeva sanglotait encore un peu. Ma femme se baissa, la reculotta, la prit dans ses bras et l’amena sur le canapé. Elle l’assit sur ses genoux, la tête de Maeva contre son épaule. Elle la câlina un bon moment, alternant bisous sur la joue et caresses dans ses longs cheveux blonds jusqu’à ce que Maeva arrête de pleurer. Je vins près de ma fille, qui dit d’une voix étranglée en pleurant à nouveau :

« Excusez-moi, j’ai pas été gentille… »

Là Carine et moi, on se regarda silencieusement (regards de connivence entre époux…) et ma femme, riant doucement, reprit Maeva dans ses bras pour un nouveau câlin en lui disant :

« Allez c’est oublié! Tu as été bien punie par cette grosse fessée. Maintenant, j’espère que tu as compris. On passe à autre chose, ok ? »

Maeva, ravie, fit un bisou sur la joue de sa mère et dit :

« Oh oui alors! J’ai compris. Je veux plus jamais de fessée déculottée, ça fait vraiment trop mal au derrière! »

Là, on se mit tous à rire sincèrement et je conclus :

« Si tu es sage, plus de fessée et on verra, selon tes résultats, pour la poupée à ton anniversaire… Si tu la mérites, d’accord ? »

Mon épouse me sourit et me fit un clin d’oeil… Je ressortis l’après midi pour aller acheter des articles pour ma voiture et j’en profitai pour acheter la fameuse poupée… 3 mois passèrent et l’anniversaire de notre fille arriva. Lorsqu’elle déballa ses cadeaux, mon épouse lui en donna un dernier, après qu’elle ait découvert tous les autres. C’était bien entendu la poupée…. Je dis :

« C’est ta mère qui a insisté pour que j’aille te l’acheter ».

Maeva se tourna vers sa mère qui dit : « ah la fameuse poupée… » tout en agitant sa main droite de manière significative, pour plaisanter. Maeva sauta au cou de sa mère et l’embrassa sur la joue. Ma femme la prit dans ses bras et l’embrassa sur les cheveux en lui disant :

« C’est quand même plus agréable de te faire des câlins que de te donner la fessée, tu ne crois pas? »

- Oh oui alors! Plus de fessées! Je t’aime maman…

- Je t’aime aussi, ma puce et je t’aimerai toujours, même quand tu n’es pas sage… »

10 Réponses à “Courses au supermarché”

  1. Emmanuel dit :

    Chère Anne Sophie, c’est la meilleure des éducations que tu offres à ton petit, il deviendra un adulte respectueux, bien élevé et cela l’aidera grandement pour devenir un adulte qui réussira sa vie. Nous sommes exactement sur la « même longueur d’ondes » en ce qui concerne l’éducation des enfants. J’attend que Pierre publie le dernier récit que je lui ai envoyé et en prépare un autre, qui sera je pense la plus belle histoire que je raconterais jamais qui se passe dans un centre équestre…. Amitiés Emmanuel

  2. Chloé dit :

    Bonsoir Anne-Sophie et Emmanuel,
    Je partage totalement vos propos, plein de bon sens, à tous les deux! Et Anna-Sophie, je te rejoins tout à fait sur la pérennité de sagesse de ton diablotin et ta réserve à ce sujet, comme moi avec mes filles!
    Amitiés à vous deux
    Chloé

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