Souci pour Eglantine (11 ans)! Suite 1

Jeudi matin, en arrivant à mon bureau, l’une de mes assistantes me dit que Mme Fèvre souhaite me voir, dans la matinée si possible. Je consulte mon agenda, et constate que j’ai un créneau vers 10h30. Je demande donc à mon assistante de la rappeler pour établir le rendez-vous.  A l’heure dite, la maman d’Églantine se présente à mon bureau. Je l’invite à s’asseoir et lui demande:

MOI : « Que puis-je pour vous, Mme Fèvre ? »

Mme FEVRE : « Eh bien, figurez-vous qu’hier matin, alors que je travaillais, ma fille n’a rien trouvé de mieux à faire que de sécher le collège! Le principal m’a appelé sur mon lieu de travail, pour connaître la raison de cette absence. Très surprise et confuse, je lui ai répondu que rien ne justifiait celle-ci. Je suis donc rentrée chez moi et j’ai trouvé Églantine jouant sur la console! »

MOI : « Très bien, alors qu’avez-vous fait ? »

Mme FEVRE : « Étant très mécontente, je l’ai tirée du canapé et lui ai collé une bonne gifle qui l’a faite brailler. Mais là, elle s’est mise à me crier dessus comme une furie, avec insolence et m’insultant par-dessus le marché! J’en avais les larmes aux yeux, d’entendre ma fille être si méchante et vindicative, alors qu’elle était en faute! Abasourdie par cette violence, mais manquant de courage, je me suis réfugiée dans ma chambre pour y pleurer. »

MOI : « Très bien pour la gifle, Mme Fèvre, elle était amplement méritée. A votre place, j’en aurais fait autant, sauf qu’avec moi, Églantine n’aurais pas eu que la joue du haut de claquée. J’aurais aussi claqué celles du bas du dos, et pas qu’une fois, avec au final un popotin cramoisi! Donc, en quoi puis-je vous être utile ? »

Sans doute un peu gênée, elle me répond avec quelques trémolos dans la voix. Je me doute déjà de sa requête…

Mme FEVRE : « Bah…Euh, en fait Mme Demaître! Sans bien sûr vouloir vous déranger, ni vous ennuyer, je voulais vous demander s’il vous serait possible de passer à la maison, après votre travail, pour corriger Églantine comme elle le mérite, pour avoir sécher les cours ? Sans vous obliger, bien sûr!»

Son visage est rouge de confusion et me fait sourire. En même temps, je suis ravie qu’elle me demande de l’aide Surtout que j’ai ma petite idée sur le déroulement de l’entretien avec Églantine, que j’expose brièvement à sa maman:

MOI : « Cela ne me dérange nullement Mme Fèvre et je suis même honorée de la confiance que vous me témoignez. Je pourrais être chez vous vers 17h30, est-ce que cela vous convient ? »

Mme FEVRE : « Oui, ce sera parfait, puisque je rentre à 17h. »

MOI : « Très bien, en quelques mots, voilà comment je vois les choses: nous allons d’abord nous entretenir avec votre fille, puis nous la corrigerons, bien entendu. Mais vous y prendrez part. Je serai à vos côtés et vous guiderai pour cela: c’est même vous qui commencerez! »

Mme FEVRE : « Mais je ne sais pas si j’en aurai le courage et la force. Églantine est plus grande et plus costaude que moi, elle ne se laissera certainement pas faire. Ne sera-t-elle pas trop difficile à maîtriser pour moi ? »

MOI : « Rassurez-vous, Mme Fèvre, j’ai mon idée sur la question. Vous le découvrirez lors de l’entretien préalable avec elle. Faîtes-moi confiance! »

Mme FEVRE : « Bien sûr, je vous fais entièrement confiance, Mme Demaître! J’ai pu constater votre expertise en la matière, mardi où ma grande fille avait repris une allure de fillette, après la correction. D’ailleurs hier après-midi, tout s’est bien passé avec sa professeur de danse, contrairement à la matinée où elle s’est comportée comme une gamine irresponsable! »

MOI : « Raison pour laquelle il nous faut jouer sur les deux tableaux: la punir, c’est certain, mais également la faire réfléchir. Votre fille n’est pas idiote! Nous devons la convaincre que si elle a droit à certains privilèges de votre part, elle a aussi des devoirs envers vous, et qu’elle ne doit pas s’opposer à votre volonté de la punir quand elle le mérite. C’est le cas aujourd’hui, comme ça l’était mardi dernier. Je sais être très persuasive: j’excelle dans ce domaine comme dans celui des corrections! »

Mme FEVRE : « Je vous suis, Mme Demaître et avez tout ma confiance. Alors à ce soir ? »

MOI : « Tout à fait, Mme Fèvre, à ce soir et ne soyez pas inquiète. Votre fille n’a plus qu’à bien préparer ses fesses, qui vont être à la noce, même si elle l’ignore encore. »

Cette dernière phrase nous fait rire toutes les deux!

A suivre….

6 Réponses à “Souci pour Eglantine (11 ans)! Suite 1”

  1. Maurice dit :

    Bonsoir Chloé,

    Joli récit dont j’attends la suite. Je pressens qu’il sera exposé à Eglantine que si elle s’oppose à une correction de sa mère, cette dernière saura auprès de qui trouver de l’aide.

    En revanche, vous qui avez su donner des fessées avec amour, j’ai été surpris que vous ayez cautionné une gifle probablement sur la figure. Je pense que c’est pour ne pas contredire la Maman d’Églantine qui aurait vécu cette erreur comme une méprise grave et aurait laissé sa fille dériver.

    Amicalement

    Maurice

    • Chloé dit :

      Bonsoir Maurice,
      Merci pour le compliment! Et en effet, Mme Fèvre saura trouver de l’aide auprès de moi, si sa fille rétive s’oppose à la punition, ce que vous découvrirez dans la suite! Je ne cautionne pas vraiment la gifle, mais comprends la réaction de sa mère, certes impulsive et que je ne pratique pas! Sans doute trop excédée par le comportement inqualifiable de sa fille et ne veux pas, en effet mettre en porte à faux, Mme Fèvre pour son geste!
      Amitiés
      Chloé

      • Jean Philippe dit :

        Je pense connaitre déjà l’issue de la rencontre entre Mme FEVRE, Églantine et vous, Chère Chloé.
        Une telle gamine si insolente, si têtue mérite une bonne fessée cul nu et je sais à l’avance que ce sera vous, Chloé, qui lui donnerez.
        Il serait souhaitable qu’après, Mme FEVRE prenne le relais afin qu’Églantine sache qu’à 11 ans, on ne dirige pas les adultes et encore moins on ne répond pas de façon agressive.
        Amitiés
        Jean Philippe

        • Chloé dit :

          Bonjour Jean-Philippe,
          Merci pour ce gentil commentaire, qui relate parfaitement le comportement difficile et infect d’Églantine qui n’a que 11 ans! Par contre, il me semble Jean-Philippe que vous lus un ou deux des paragraphes de mon récit, en diagonal, puisque vous imaginé que moi-seule donnera la fessée à cette gamine? En n’êtes vous bien certain? Simple remarque amicale!
          Amitiés
          Chloé

  2. Pierre dit :

    Bonjour Chloé,
    Mme Fèvre ne pouvait rêver meilleur professeur que vous pour apprendre à rougir le popotin de sa vilaine demoiselle. Je pense aussi que vous réservez à cette insolente d’autres surprises car entre l’école buissonnière et les injures, il faut reconnaître que la ligne rouge n’est pas seulement dépassée, on la voit plus à l’horizon!! Vous-même ou votre sœur avez reçu la brosse pour moins que ça. Cette gamine a vraiment besoin d’une leçon magistrale.
    Amitiés.
    Pierre.

    • Chloé dit :

      Bonjour Pierre,
      Allons, Pierre, un peu de patience! Je ne vais pas dévoiler toutes mes cartouches d’un coup! Mais je ne vous démentirais pas! La fin d’après-midi d’hier, pour Églantine fût très délicate, tant pour l’amour propre, que pour le reste!
      Amitiés
      Chloé

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