Les 400 coups de P’tit Pierre et Kevin (épisode 1)

Mon Petit Pierre (7 ans) et son cousin Kevin du même âge, s’entendent comme deux larrons en foire pour faire les 400 coups ou taquiner leurs sœurs (9, 11 et 16 ans pour les deux grandes) sans vergogne, voire même leurs Mamans ! Mes deux plus jeunes (Gaëlle et Manon) ne sont en rien des petites filles modèles ! Bretonnes, pur jus de cidre brut, elles n’ont pas leurs langues dans la poche mais un caractère bien trempé (les chiens ne faisant pas des chats). Ma grande (Nolwen) et sa cousine (Magalie) ont aujourd’hui plus de discernement et sont plus réfléchies, de jeunes adolescentes bien dans leur peau, dérapant toutefois de temps en temps.

Tout ça pour vous dire que ma sœur et moi n’avons pas de quoi nous ennuyer, en plus de notre travail et nos époux, bien évidemment. Ma petite sœurette (avocate) travaillant beaucoup chez elle, moi à tiers temps (bénéficiant des congés scolaires), nos époux (Marine Nationale) étant souvent en mission, tout cela fait que nous sommes fréquemment ensemble toutes les deux. Les enfants se chargent donc d’occuper nos moments de loisir et notamment nos p’tits trublions de garçon. Voilà pour les présentations.

Nous allons présenter un florilège de leurs diverses sottises, insolences, colères ou écueils scolaires, avec les conséquences qui en résultent, leurs chères Mamans étant favorables à une circulation sanguine vivifiante et chaleureuse.

Un samedi chez Tata Stéphanie :

Voilà qu’une huitaine de jours après que Petit Pierre ait fait connaissance avec la main de sa grande sœur Nono chérie, pour son désordre chronique, nous passâmes la journée, les enfants et moi, chez ma sœur, afin de commencer à façonner les déguisements pour le carnaval. Seuls les quatre plus jeunes (Pierre, Kevin, Gaëlle et Manon) étaient concernés. Les deux grandes avaient prévu d’aller rejoindre des copines l’après-midi.

A partir de 10h, les deux Mamans s’attachèrent à confectionner le repas, avec l’aide des deux aînées, le reste de la troupe filant vers l’aire de jeux au fond du jardin. Jusqu’à midi tout alla bien, les grandes mettant le couvert et préparant l’apéritif sur la terrasse (beau temps oblige), pas de chamailleries ! Soudain, des cris stridents retentirent, nous faisant sortir, Stéphanie et moi, dans le jardin, où deux gamines (Gaëlle et Manon) braillaient à tue-tête et couraient dans tous les sens, poursuivies par nos deux trublions hilares, qui agitaient quelque chose dans leurs mains.

Nolwen et Magalie réagirent, interceptant aussitôt les deux mouflets qui tenaient entre leurs doigts des vers de terre, qu’ils avaient secoués sous le nez des filles, les faisant hurler. Ramenés manu-militari sur la terrasse par les deux grandes sœurs et tenus par elles face à nous, Petit Pierre et Kevin étaient moins enjoués ! Nous regardant toutes les deux et nous comprenant immédiatement, on ravala notre envie de pouffer, ces garnements n’ayant fait qu’une mauvaise farce aux filles.

Néanmoins, pour compenser la frayeur de celles-ci, on réprimanda les garçons en leur tirant l’oreille, et on les invita à s’excuser pour leur taquinerie. Ce qu’ils firent, les yeux plein de malice, faisant bougonner les gamines que je raisonnais, leur expliquant que ce n’était qu’une blague, certes de mauvais goût, mais pas dramatique non plus!

Le repas se déroula dans la bonne humeur, mises à part quelques œillades maussades ou malicieuses entre les gamins, selon le camp ! A la fin, les glaces détendirent tout le monde et ramenèrent le sourire à tous. Puis les grandes filèrent rejoindre leurs copines et les petits au jardin, nous laissant Stéphanie et moi profiter de notre café.

On se mît ensuite à la confection des déguisements sur la terrasse, appelant de temps à autre l’un ou l’une pour les essayages. L’ambiance était guillerette, chacun d’eux se vantant d’avoir le plus beau déguisement, ce qui nous amusait beaucoup ! Une fois cette tâche terminée et un dernier essayage, on donna le goûter aux enfants qui repartirent aussitôt après ! C’est juste après que nous nous fussions servies un thé que nous deux trublions se distinguèrent et récoltèrent également le fruit de leur intrépidité.

Entendant un échange de paroles strident au fond du jardin et sentant une odeur de brulé, on alla voir ce qui se passait et là, à notre grande stupeur, pour ne pas dire frayeur, on vit nos deux garçons en train de jouer aux indiens, tournant autour d’un petit feu, et leurs deux sœurs qu’ils avaient saucissonnées au cerisier. Stéphanie alla aussitôt vers le cabanon décrocher le tuyau d’arrosage alors que, les mains sur les hanches et le regard noir, j’interpellai les protagonistes.

MAMAN CHLOÉ : «Non mais ! C’est quoi ce jeu idiot et dangereux, une nouvelle invention de vos p’tites cervelles ? Et vous les filles, vous les suivez dans leurs âneries?»

Sœurette éteignit le petit feu et Manon se manifesta, « Non, M’man, j’vais t’expliquer ». Libérant les deux gamines, je lui dis «Je t’écoute» et vis Stéphanie attraper Petit Pierre et Kevin par l’oreille, les tançant vertement pour le feu, comme quoi c’était dangereux, qu’il aurait pu les brûler et s’agrandir sans qu’ils puissent l’arrêter.

MANON : «Bah, M’man! Y voulaient faire les indiens qui attachent des prisonniers à un totem et qui tournent autour, on a dit oui! C’est après qu’ils sont partis chercher des trucs dans le cabanon et qu’ils ont fait le feu, j’leur ai dit qu’fallait pas faire ça, mais y m’écoutaient pas. C’est pour ça qu’avec Gaëlle, on s’est mis à leur crier dessus, en s’disant que vous alliez v’nir, parce qu’on avait peur avec le feu.»

Son attitude penaude et sa voix tremblotante donnaient une sincérité à ses propos, j’admis donc l’explication, lui reprochant simplement de ne pas nous avoir appelées directement. Je me tournais alors vers les garçons, attrapant le poignet de Petit Pierre, Stéphanie celui de Kevin et je repris la parole.

MAMAN CHLOE : «Bon et bien, maintenant Messieurs vous allez sagement nous accompagner, Tata et moi, jusqu’à la terrasse où se trouvent nos chaises, afin qu’on vous explique ce que l’on pense de votre petit jeu!»

Les deux mouflets avaient compris ce qui les attendait et nous adressèrent mutuellement des «Non, non, M’man !» larmoyants donc nous ne tînmes aucun compte, leur bêtise nous ayant effrayées! Nous regardant sans échanger de paroles, Stéphanie et moi fûmes en parfait accord sur le type d’explication concrète à livrer aux deux garnements, à savoir une magistrale déculottée.

Arrivées à la terrasse avec nos chenapans tremblants comme des feuilles, Stéphanie me proposa un échange d’indiens, ce qui n’était pas très favorable pour eux, sœurette et moi ayant, dans ce cas là, une tendance à démontrer notre capacité à bien corriger un garnement (fille ou garçon) ! Nous en eûmes d’ailleurs l’écho à l’unisson de la part des gamins «Non, non, pas Tata !!!!», ceux-ci ayant bien saisi que le quart d’heure à venir serait plutôt cuisant pour leur matricule!

Et nous allions leur en donner la preuve, en présence d’un public inattendu!!!!!!!!!!!

A suivre

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