La reine des fessées

Du haut des remparts du domaine de ses parents, Jeanne regardait approcher le carrosse de sa tante, la duchesse Adélaïde. La fillette, en dépit de ses huit ans, n’avait pas hésité à escalader le parapet pour s’y assoir, ses petits pieds se balançant dans le vide. Sa mère, si elle l’avait vue désobéir ainsi à ses consignes de sécurité, se serait sûrement mise dans une grande colère et n’aurait pas hésité un instant à la corriger sévèrement. Mais d’une part, l’enfant adorait cette griserie que provoquait en elle le fait de défier les hauteurs. D’autre part, elle ressentait fortement le besoin d’assister le plus clairement possible à l’arrivée de sa parente. Elle savait que cette visite la concernait, la duchesse avait fait jouer toutes ses relations pour qu’elle devienne demoiselle de compagnie de la Reine Isabelle, et apportait dans ses bagages le résultat de ses démarches. Outre l’attrait de partir pour la cour, la beauté de la souveraine et sa réputation d’immense bonté faisaient rêver Jeanne depuis de nombreuses semaines. Son cœur battait la chamade lorsque les magnifiques chevaux franchirent le portail pour venir s’arrêter dans la cour d’honneur. Elle sauta aussitôt sur le chemin de ronde, et descendit en courant pour venir accueillir la fière aristocrate.

Le sujet ne put être abordé immédiatement. Le protocole et la bienséance devaient être observés. Il n’y eut tout d’abord que formules de salutation, puis la duchesse se retira dans ses appartements pour se délasser et se changer. Ce fut peu avant le souper que Jeanne retrouva sa tante et sa mère ensemble. On lui avait permis d’assister à l’entretien à condition qu’elle restât silencieuse. D’excitation, elle se trémoussait sur sa chaise au moment où la visiteuse prit la parole.

- J’ai le plaisir de vous annoncer que mes démarches ont été fructueuses. Malheureusement, je n’ai pu faire entrer Jeanne dans la compagnie de Sa Majesté la Reine Isabelle. Cette intrigante de Mme De Latter m’avait précédée. Mais, à certains égards, j’ai obtenu mieux. Jeanne a été conviée à joindre la maison de son Altesse Royale la Reine Mère.

Ce fut comme si l’on avait déversé le contenu d’un baquet d’eau glacée sur la tête de la fillette. Elle frissonna de la tête aux pieds avant de bredouiller :

- L…la Reine Marie ?

- Paix, enfant ! La chose est-elle certaine, Adélaïde ? Comment garantissez-vous cette accession ?

Pendant qu’elles échangeaient sur les manœuvres de cour, Jeanne se remémorait tout ce qu’elle savait sur la terrible désormais ex-régente. Elle avait pris un ascendant tel, après son mariage, sur son royal époux, qu’elle avait fini par exercer seule la responsabilité du pouvoir. Les gens du commun qui servaient au château en parlaient en l’appelant la reine d’acier. Plus tard, elle avait modifié la loi pour permettre à sa fille de coiffer la couronne. Elle avait organisé des fiançailles avec un falot pour être bien certaine qu’un homme ne viendrait pas reprendre le contrôle des affaires. Tout le monde savait aujourd’hui que, quoiqu’elle laissât la Reine Isabelle gouverner, elle gardait la main sur les décisions les plus fondamentales. De folles rumeurs couraient sur ce qui se passait dans sa maison, parmi les dames et les demoiselles de compagnie. Bruits d’autant plus accentués que personne n’en savait rien, le secret le plus absolu étant observé par celles qui en sortaient, souvent pour faire de grands mariages ou occuper les postes les plus prestigieux dans le royaume. Une atmosphère de peur régnait autour de la reine d’acier, et Jeanne n’avait plus la moindre envie de partir pour la cour. Mais au ton enthousiaste de sa mère, elle comprit que son sort était scellé. Les ambitions de sa famille étaient bien trop importantes pour manquer une occasion pareille.

Huit jours plus tard, la fillette partait dans le même carrosse qu’elle avait guetté avec tant d’impatience, le cœur gonflé d’inquiétudes et d’angoisse. Sa tante ne fit rien pour les apaiser en lui ressassant, tout au long du trajet, les innombrables détails de l’étiquette royale. Lorsqu’après plusieurs jours d’interminables chevauchées, elles passèrent la porte du château, elle crut qu’elle allait défaillir. On leur indiqua leur logement, la présentation ne devant avoir lieu que le lendemain. Jeanne mit très longtemps avant de trouver le sommeil, elle avait le sentiment de dire adieu à une enfance passée sous le signe de la liberté la plus absolue.

C’était jour de grandes pompes dans la grande salle. Tous les nobles du pays étaient présents, vêtus de leurs plus beaux atours. Toutes les nouvelles nominations devaient avoir lieu, ainsi que les décorations des membres les plus méritants, et l’excitation était à son comble. Jeanne sentit son souffle se couper quand elle pénétra à son tour dans les lieux. Ses petites jambes flageolaient. Heureusement, on commença par l’admission des demoiselles de compagnie. Elle eut un pincement au cœur en regardant les trois fillettes admises dans l’entourage de la Reine s’agenouiller devant elle, et être reçues le plus aimablement du monde, avec forces sourires et caresses. Son nom fut appelé, elle s’inclina à son tour devant la souveraine, et eut à peine le loisir d’entrevoir son visage, qu’il lui fallut suivre le chambellan qui la conduisait jusqu’aux appartements de la Reine Marie. Quand elle fut arrivée à destination, il n’y avait personne dans le vaste salon aux tentures rouges, hormis un groupe de petites filles, à peine plus âgées qu’elle, qui baissèrent d’un ton et se mirent à chuchoter avec excitation en la voyant paraître. Elle se tint à l’écart. On lui avait enseigné qu’il ne fallait pas parler, et que nulle ne pouvait lui adresser la parole avant qu’elle ne fût officiellement admise par son Altesse Royale. Elle entendit du bruit dans les corridors et les dames firent leur entrée. La plupart étaient jeunes, belles, et richement parées. Remarquant la petite nouvelle, elles se firent des confidences à l’oreille tout en lui tournant autour, l’examinant sous toutes les coutures. Jeanne se sentit rougir sous tous ces regards qui la fouillaient. Elle entendit le groupe des plus âgées s’exprimer : « elle me semble parfaite » dit l’une, « il faut encore voir l’essentiel mais je suis sûre que son Altesse aura de quoi s’amuser » répondit l’autre. Toutes ces nobles femmes gloussaient beaucoup, et la future demoiselle comprenait de moins en moins. Enfin, la reine d’acier fit son entrée.

Toutes s’inclinèrent jusqu’au sol à son entrée. Jeanne se dépêcha de les imiter, son cœur battant la chamade. Enfin, elle se releva et put contempler le visage de celle dont le nom faisait trembler le royaume. Elle fut surprise, elle ne lut dans les yeux de la Reine-Mère aucune méchanceté, aucune cruauté. Elle passait d’une personne à l’autre, l’écoutait avec attention, économisant ses propres mots, se contentant parfois d’un simple signe de tête. Elle prit tout son temps avant de rejoindre son siège, puis elle tourna son attention vers la fillette. Celle-ci se figea sous l’intensité du regard de sa future maîtresse. Il lui semblait tomber lentement au fond d’un immense précipice. Elle perdit toute notion du temps. Cela dura jusqu’au moment où la voix se fit entendre.

- Approche, enfant.

Elle s’avança, tremblant de tous ses membres et, arrivée près de la souveraine, s’inclina de nouveau.

- Tu es Jeanne de Pondelle ?

- Oui, votre Altesse.

- Relève-toi et regarde-moi, je ne vais pas te manger. Tu demandes à être reçue dans ma maison ?

- Oui, votre Altesse.

- Hmm, je me demande si l’on t’a expliqué ce que cela signifiait… Peut-être t’es-tu imaginée une vie de plaisirs et de distractions, où tu serais toi-même traitée en petite reine. Si tel est le cas, alors tu t’es singulièrement trompée. Ma maison est un lieu de travail où chacune, dès son plus jeune âge, doit tenir son rôle et apprendre le suivant. Tu devras obéir, non seulement à moi, mais, comme toutes les petites demoiselles qui sont ici, à toutes tes aînées, comprends-tu ce que je te dis?

- J… je crois, votre Altesse.

- Je lis du caractère en toi. Tu as de la tenue, de la modestie. Mais il me faut être sûre.

 - Faisons-lui passer l’initiation.

Les mots étaient sortis de la bouche d’une jeune comtesse à laquelle son Altesse répondit :

- Vous êtes bien impatiente, ma chère Hélène. Il est vrai que votre propre initiation de ma main est encore récente, peut-être espérez-vous que celle de cette petite fille vous la fera oublier ?

Des rires se firent entendre tandis que la comtesse Hélène, confuse, dandinait d’un pied sur l’autre. Un sourire presque imperceptible se dessina sur les lèvres de la reine.

- Quoiqu’il en soit, vous avez raison, il est temps pour cette petite de passer l’épreuve. Approche.

Jeanne n’avait strictement rien compris aux propos échangés. Elle obéit à l’injonction et sentit le doigt de sa maîtresse, délicat et fin, passer sous son menton. Qu’il était dur de soutenir ce regard perçant !

- Nous allons voir si tu es capable d’obéissance et tester également ta capacité à endurer. Allonge-toi sur mes genoux.

Un moment, la fillette crut avoir mal entendu. Mais quand elle vit la main tapoter les cuisses de manière impatiente, il n’y eut plus de place au doute. Sa frimousse virait à l’écarlate, ce qui accentua les rires de la salle. Elle se décida enfin à obéir et bascula sur le giron de la reine. Elle sentit ses petits pieds quitter le sol. Ses quatre membres battaient l’air, à présent. Elle se sentit particulièrement vulnérable. Toute la compagnie se rapprocha pour mieux observer la scène, ce qui n’améliora pas son malaise. Elle connaissait cette position dans laquelle sa mère l’avait mise chaque fois qu’elle faisait des sottises. Elle savait ce qui allait suivre. Ou tout du moins le croyait-elle, car elle ne put retenir un petit cri de surprise lorsqu’elle sentit sa robe se relever. Son petit pantalon de flanelle était désormais à la vue de tous. C’est cette fois une franche hilarité qui parcourut le salon. Elle sentit la main parcourir le bas de son dos, comme pour jauger la cible. La sensation disparut et, une seconde plus tard, elle ressentit la première claque, en plein milieu de sa petite lune. Ô qu’elle était forte ! Mais elle n’eut pas le temps de s’appesantir sur la chaleur se répandant tout autour que, déjà, d’autres s’abattaient avec une régularité métronomique sur l’ensemble de ses rotondités. La douleur se fit plus aigüe, plus insupportable, et de petits gémissements commencèrent à jaillir de sa bouche, sans que cela freinât un instant le travail de la main correctrice. Ces sensations de brûlure étaient d’autant plus pénibles qu’il était impossible de les prévoir. La Reine alternait à sa guise entre les hémisphères droit et gauche, pour revenir au milieu et déclencher un feu sur l’ensemble du petit derrière qu’elle couvrait sans peine. Jeanne se mit remuer ses hanches, comme pour tenter, malgré elle et sans aucun succès, de soustraire la joue fustigée à la prochaine gifle. Ce faisant, elle ne faisait que donner de nouvelles cibles à l’implacable paume. Elle sentait son pauvre popotin enflammé onduler, sans qu’elle puisse rien faire pour l’en empêcher. Elle captait confusément l’amusement que cette danse improvisée suscitait parmi l’audience. Cinq claques administrées avec vigueur en toute rapidité la firent se cabrer et crier. Elle remua ses jambes comme pour fuir en nageant dans l’air l’humiliante fessée, mais la pesanteur faisait bien son œuvre. Elle avait joint les mains dans une posture de prière mais cette supplique gestuelle avait été ignorée. La cuisson s’élevant encore, elle plaça d’un geste brusque sa main sur ses fesses, comme une protection dérisoire, et tout s’arrêta.

Un grand silence s’était soudain abattu sur la compagnie, créant une tension à couper au couteau. Tout le monde avait les yeux fixés sur la Reine, qui avait gardé sa dextre en hauteur, et contemplait d’un air impassible cette minuscule mimine qui la défiait. Jeanne en cet instant avait peur, elle sentait que son geste ne resterait pas sans conséquence, mais elle ne pouvait se résoudre à ramener son bras vers elle. Son derrière lui faisait l’effet d’un petit brasier, ses yeux la picotaient par l’effet des premières larmes qui dégoulinaient lentement sur ses joues.

- Ce que tu viens de faire est un acte de désobéissance. Il est parfaitement compréhensible, mais il n’en sera pas moins puni.

Un vent d’excitation courut parmi ces dames. L’une d’elles se mit mettre à battre des mains. Les prunelles pétillaient dans leurs orbites. Jeanne sentit qu’on remontait sa main plus haut, sur ses reins. Elle se mit à gémir, dans l’attente de la prochaine gifle qui ne venait pas. Elle serrait les dents, contractait ses joues du bas. Soudain, elle sentit la main de la Reine s’affairer autour de la coulisse de son pantalon. Oh non ! Elle ne peut pas faire ça. Non ! Non ! Tout mais pas ça ! Elle parvint à grand peine de se retenir de supplier sa souveraine lorsqu’elle réalisa que le vêtement se faisait plus ample autour de sa taille. Et, comme dans un cauchemar, un vent frais effleura légèrement le bas de son dos, ses cuisses furent chatouillées par l’étoffe qui descendait lentement jusqu’aux genoux. Des exclamations retentirent :

- Quelles jolies petites fesses !

- Regardez cette magnifique couleur rose !

- Fuchsia je dirais. La petite en a déjà pris une bonne.

- Mais une petite lune aussi ronde et bien potelée, on aurait envie de la claquer jour et nuit. Elle ferait aussi bien de s’y habituer dès maintenant.

Jeanne n’écoutait ces commentaires moqueurs qu’à travers un brouillard. Seuls les rirent lui parvenaient distinctement, comme des bruits stridents qui la pénétraient toute entière. Elle n’eut pas le temps d’assimiler la honte d’avoir les fesses à l’air devant tout ce beau monde que, déjà, la fessée reprenait. Cela n’avait plus rien à voir. Chaque gifle lui faisait l’effet d’un tisonnier posé directement sur son arrière-train. Le rythme était devenu infernal, chaotique. Bientôt, l’incendie fut permanent sur l’ensemble de ses petites rondeurs. Les jambes frétillaient comme un gardon, la croupe toupinait, comme devenue folle. La fillette agitait son bras libre comme pour frapper un adversaire invisible. Elle pleurait sans retenue, criait, mais son derrière ne cessait de lui rôtir davantage. Et cela continuait ! Encore et encore. Elle voulait ruer mais ses jambes, prisonnières du pantalon, ne pouvaient suivre les ordres de son esprit. Elle s’était déjà cabrée à plusieurs reprises mais, la fatigue gagnant, après une ultime tentative, elle s’effondra sur les cuisses de sa souveraine. Elle était totalement vaincue, elle aurait renoncé à tout dans cet instant, honneurs, titres. Elle aurait tout donné, tout abandonné. Elle ne pouvait plus que sangloter, même hurler sa douleur lui était devenue impossible. Elle avait comme disparu dans la souffrance. Elle retrouva ses pensées un instant après, et réalisa que la Reine-Mère avait arrêté de la fouetter. L’incendie allumé sur son popotin revint dans sa conscience, peut-être encore plus aigu encore, malgré l’absence des claques.

- Isabelle, voudriez-vous me passer cette brosse, je vous prie ?

Elle distingua, à travers la brume de ses larmes, l’aristocrate apportant l’instrument de bois à sa maîtresse.

- Tu vas prendre trois coups pour ta désobéissance.

 Elle n’avait pas plus tôt perçu la phrase que la brosse s’abattit sur sa cible. Elle sentit l’arme pénétrer dans la chair généreuse de sa mappemonde, et ce fut comme si mille piqures d’épingles venaient lacérer la peau enflammée. Elle brailla de toutes ses forces mais ne pouvait rien faire pour protéger sa croupe de la seconde attaque. Oh, c’était horrible ! Plus rien à voir avec la main. Elle avait l’impression qu’on lui ôtait la peau des fesses, lambeau par lambeau.

- Non ! Non ! Je vous en supplie ! Non !

Mais, pour la troisième et dernière fois, le bras puissant accomplit son arc de cercle pour fouetter les joues cramoisies de la palette de chêne. Elle s’égosilla, s’agita dans tous les sens comme un pantin désarticulé avant de s’effondrer une nouvelle fois, comme une misérable petite fille bien punie. La Reine la laissa pleurer à son aise sur son giron un bon moment. Les langues allaient bon train tout autour, pour commenter la couleur écarlate du petit derrière, la qualité du châtiment. On s’échangeait des critiques enthousiastes comme à la sortie d’un théâtre.

D’un geste ferme, mais doux, la Reine releva la fillette dont le réflexe fut immédiatement de porter ses mains à l’endroit si sévèrement châtié. On s’en amusa fort, ce qu’elle perçut fort bien, et donna à son minois une couleur analogue à celle de son arrière-train. La douleur lui donnait l’envie de sauter toute autour de la salle, mais elle avait trop peur de mécontenter son Altesse, et se contenta de se dandiner d’un pied sur l’autre. Au moins, sa pudeur se trouvait-elle rassérénée par sa robe qui, obéissant à la gravité, était retombée sur ses reins. Son petit pantalon, en revanche, pendouillait misérablement autour de ses chevilles.

- Regarde-moi enfant. Tu sais à présent de quelle manière la discipline est maintenue dans cette maison. Cette correction, tu la recevras à chaque fois que tu la mériteras, quelquefois pire, en fonction de ton comportement. Il t’arrivera aussi de la subir pour rien, uniquement pour te rappeler qui en ces lieux détient le pouvoir sur toi, moi et toutes mes dames qui, sur mon ordre, veillent à l’éducation des demoiselles. Par cela, j’entends toutes les dames présentes ici, car toutes collectivement ont cette charge et nulle ne peut s’y dérober. A présent, je te le demande à nouveau : veux-tu toujours intégrer ma maison ?

Tous ses sens totalement occupés par les brûlures infernales émanant de sa petite lune lui hurlaient de répondre « non », mais une force puissante et inconnue, dans laquelle n’entraient que pour une part la volonté de ses parents et l’honneur de sa famille, lui fit répondre en reniflant:

- Oui, votre Altesse.

Elle baisa la main que lui tendit la Reine en signe d’acceptation, cette main qui venait de lui administrer la plus formidable fessée de toute sa jeune existence. Elle la sentit qui saisissait à nouveau son menton pour rencontrer son regard.

- Nous ferons quelque chose de toi, petite fille.

Un flot d’affection et de dévotion envers sa nouvelle maîtresse traversa la jeune enfant. Un instant, elle crut qu’elle allait tomber à genoux, pour reposer sa tête sur ce giron où elle venait d’être allongée. Mais la doyenne du groupe vint la chercher et l’emmena, les pieds toujours entraver par le sous-vêtement, jusqu’à un angle de la pièce où elle lui fit prendre place, de dos, les mains sur la tête. Elle sentit qu’on relevait et qu’on épinglait sa robe sur ses épaules, réanimant les rires à mesure qu’on exhibait à ce public distingué son petit derrière rougi. Sans le comprendre, elle ressentait un véritable amour pour la reine d’acier, mais la honte et la douleur lui faisaient voir tout le prix qu’il lui faudrait payer pour s’en montrer digne.

3 Réponses à “La reine des fessées”

  1. Chloé dit :

    Bonjour Pierre,
    Merveilleux conte! Pour lequel on pourrais dire « Toute ressemblance avec des personnages existant ou ayant existé, serait fortuite! » Néanmoins, il est indéniable que le royaume d’Albion vous inspire!
    Et pour son deuxième jour à la cour, la p’tite Jeanne découvre une intronisation pour le moins surprenante et des plus chaleureuses pour son popotin, avec la Reine Mère! Décevant au passage, quelques donzelles qui auraient volontiers fait danser celui-ci, sous leurs dextres!
    Amitiés
    Chloé

    • Pierre dit :

      Bonjour Chloé,
      Merci beaucoup pour ton commentaire.
      De façon surprenante, je n’avais pas pensé à l’Angleterre mais il y a de cela, tu as raison. L’origine de cette histoire, c’est en lisant que Catherine de Médicis aimait donner des fessées à ses dames de compagnie. Je me suis inspiré de cela en retirant les aspects trop noirs de cette souveraine.
      Amitiés.
      Pierre.

      • Chloé dit :

        Bonjour Pierre,
        C’est vrai, la grande Catherine de Médicis aimait (voire adorait) donner des fessées et avait, effectivement, des tendances très sombres dans ses penchants pour la chair humaine!
        Mais ton écrit m’a fait penser à la perfide Albion où l’on sait que le châtiment corporel est encore en vigueur dans certaines institutions! Sans compter le milieu familial, plutôt conservateur!
        Amitiés
        Chloé

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